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Diwãn des mots voyagés… en quête / collecte. Ecrits et oralités
Rencontre - Biennale +
Librairie Transit
Jeudi 17 décembre 2015, Marseille

Muriel Modr, donne naissance à cette collection pour prolonger ces années d’échanges….
J’ai proposé une participation aux Femmes en Action du centre social l’Agora quand Muriel Modr m’a présenté en 2013 ce Diwan des mots voyagés. Possible fil de la pensée entre là-bas et ici, de souvenirs enfouis en transmission du savoir ces ateliers rejoignaient l’objet même du Pôle Savoirs et Cultures : encourager la « puissance d’agir ».
Collaborer , apprendre à se connaitre et prendre du plaisir dans la réalisation collective des ateliers. Des ateliers « libres », ce qui signifie que chacun peut apporter son savoir et/ou apprendre des autres dans un échange interactif, mais des ateliers de travail. Faire Diwan ensemble au fil des mots et leur polysémie a été comme tendre une toile et découvrir le son qui en sortait.
Rasif, Mathra, Mazagran, Caravane, Almanach, Hasard, Alcazar, Zenith…
Elle a conduit ce diwãn en résonnance avec la sensibilité des femmes des quartiers populaires
Christian Maurel propose ce concept de « puissance d’agir » comme principe de travail. Après les « voir, comprendre, agir » qui servit de base à l’éducation populaire, la situation est telle qu’il est temps de développer cette capacité à ne plus, ou à moins subir l’Histoire, mais à la faire….
Tous les mots ouvrent les portes à notre imaginaire. « Hasard » qui trouve ses origines dans la chance m’a toujours touchée par sa force positive. Ainsi donc le hasard n’existerait pas, il est lié à la chance à l’instar de la Providence.


Regard de Nadia Bendjilali, coordinatrice Pôle Savoirs et Cultures du Centre Social l’Agora (Marseille 14ème)



Rencontre avec Muriel Modr et des participantes

Jeudi 17 décembre 2015 à 19h
Librairie Transit
45 Bd de la libération
13001 Marseille

+ d’infos sur le site de la Librairie Transit


Diwãn des mots voyagés… en quête / collecte. Ecrits et oralités

Aux éditions La courte échelle/Transit
 
Extrait :
page 67
Résonances
Samira : “les noms des villes changent
Je suis de Annaba plus exactement d’un village à 23 kms du centre ville.
Mon village s’appelait St. Paul avant. Maintenent son nom c’est Chabaita Mokhtar, le nom de l’ancien combattant, un martyr qui a lutté pendant la guerre. Il est mort dans ce village il était de là. Moi j’y suis née et j’y ai grandi avec mes soeurs et frères.
J’aime Annaba, c’est à quinze minutes de chez nous. C’est une partie de la côte de la Méditerranée. On y passe la journée en famille l’été, les plages sont immenses. Moi ce que je préfère, c’est l’hiver quand il n’y a personne face à la vague.
Annaba, son nom était Bône. Elle s’apelle Annaba à cause du fruit, l’aâneb qui pousse un peu partout. Aâneb, le raisin
Tous connaissent Annaba pour ses vestiges depuis les Phéniciens, tous les peuples en ont fait la conquête.”
Assia :
« Je suis de Tin’ja
Tanger en français
Ah les mots ! ça change
Tin l’argile »
« Tin’ja en arabe, s’approcher de la terre.
La légende dit que les pattes de l’oiseau de mer aperçu du bateau, étaient recouvertes
de l’argile de la côte africaine.
Dans langue berbère Tanja. »
Dalila :
Dans Alger le quartier de ma famille c’est celui d’El-Harrach, avant Maison-Carrée c’était le nom qui était donné par les français.
Pistes 12. Diwãn Ennissa et 13. Diwãn.Agora Le nom des villes changent…










 

 

 


Mise à jour : mercredi 20 septembre 2017
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