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Ce que les associations font au patrimoine
Appel à participation pour le séminaire du 28 septembre
GIS IPAPIC
Avant le 6 septembre

Les discussions au sein du conseil scientifique du Groupement d'intérêt scientifique Institutions patrimoniales et Pratiques interculturelles (GIS IPAPIC) ont montré que la question du rapport des associations – dans toutes leurs variétés et toutes leurs complexités – au patrimoine restait une question vivace, et probablement plus complexe qu’on le pense. 

En effet, les associations se retrouvent souvent aux premières loges des enjeux politiques, économiques et sociaux de la patrimonialisation et de la gestion du patrimoine. Elles peuvent être en porte-à-faux face aux administrations du patrimoine qui les utilisent comme représentantes de la société civile, bien que certains de leurs membres aient par ailleurs des engagements militants ; elles sont parfois mobilisées pour mettre en valeur des sites ou des édifices sans avoir forcément les moyens économiques et politiques de le faire ; elles jouent souvent la fonction d’éveilleur au patrimoine, sans que pour autant leur expertise soit véritablement reconnue. 

Depuis  les années 1980, singulièrement en France, le patrimoine a débordé de plus en plus les cadres institutionnels posés traditionnellement par les pouvoirs publics. Le patrimoine relève de plus en plus de logiques de consommation, d’engagement militant, d’émotions à partager, pendant que le cadre d’intervention des autorités publiques se déplace vers les collectivités locales. Ainsi les associations se retrouvent-elles souvent en situation de devoir gérer les tensions – voire les conflits- entre des acteurs patrimoniaux aux intérêts divergents, quand elles ne sont pas elles mêmes en position de « lutte pour la reconnaissance » pour ou par le patrimoine ou la mémoire. Par exemple, le patrimoine est tout autant dans les processus de gentrification des centres villes, que dans des mobilisations dites « citoyennes » pour défendre des pratiques démocratiques et « populaires » contre ces mêmes processus de gentrification.

Ainsi, entre médiation et engagement, entre accompagnement des politiques publiques et porte-parolat de la société civile, les associations sont restées des acteurs majeurs de la patrimonialisation et de la gestion du patrimoine, mais en s’adaptant aux transformations qu’ont connues nos sociétés depuis les enquêtes de Guy Saez et Hervé Glévarec  à la fin des années 1990.

 

Le 28 septembre aura lieu le séminaire "Ce que les associations font au patrimoine". Cette demi-journée n’a pas l’ambition de faire le tour de ces questions. Son objectif est simplement de dresser quelques pistes pour nous permettre de mieux saisir comment les associations prennent en compte la diversification croissante des processus patrimoniaux, comment se renégocient leurs relations avec les pouvoirs publics et avec les institutions patrimoniales, et de comprendre quel est leur rôle dans ce qu’on commence à appeler la « démocratie patrimoniale » . Il s’agira aussi, si possible, de discuter d’exemples étrangers qui pourraient nous inspirer. 

Les volontaires sont appelés à manifester leur intérêt à participer à ce séminaire en proposant un titre et quelques lignes d’argumentation. Les interventions pourront croiser les questions évoquées ci dessus avec trois « entrées » plus concrètes :

  • les associations dans la collecte et la constitution de fonds patrimoniaux
  • la mise à disposition aux publics et la médiation
  • leurs liens avec les institutions patrimoniales (diffusion, impacts...)

Les propositions sont attendues pour le 6 septembre 2012 et sont à  adresser à  michel.rautenberg@orange.fr  et  act@approches.fr


Présentation du séminaire sur le site du GIS IPAPIC







 

 

 


Mise à jour : mardi 21 novembre 2017
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