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Algérie : 51 ans après les accords d’Évian, il faut libérer l’histoire !
Exposition, projection, débat
Assemblée citoyenne du Bassin manosquin
19 mars, Sainte-Tulle

Rendez vous avec l'Assemblée citoyenne du Bassin manosquin
Mardi 19 Mars , Théâtre Henri Fluchère, Sainte-Tulle
 
19h : Présentation de l’exposition "l’Algérie et Marseille"
20h : Projection du film de J. Panijel "Octobre à Paris" * (3,50 € l’entrée)
21h15 : Rencontre - débat : Algérie, 51 ans après les accords d’Évian, il faut libérer l’histoire !
avec la participation de
  • Gilles Manceron, Historien, Vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme.
  • Jacques Roger, Journaliste, Animateur de l’association "Mémoires vivantes de Marseille"
 
Le 17 octobre 1961 des dizaines de milliers de "français algériens" descendent dans les rues de Paris à l’appel du FLN pour protester pacifiquement contre le couvre-feu décrété à leur intention par le préfet de police, Maurice Papon. La police, couverte par ses autorités de tutelle, se livre à une répression sanglante. S’ensuivirent onze mille arrestations, des centaines d’assassinats, des manifestants jetés dans la Seine, des centaines d’expulsions et autant de plaintes restées sans suite.
Biologiste, ancien résistant, J. Panijel est alors secrétaire du comité "Maurice Audin". Bouleversé par l’ampleur de la répression qu’il a entrevue, il décide de prendre sa caméra dès le lendemain. Tourné dans la clandestinité, Octobre à Paris reconstitue à chaud l'événement. Il donne la parole à ceux qui organisèrent le rassemblement, à ceux qui vécurent la répression sanglante, à ceux qui échappèrent à la mort après avoir été jetés à la Seine...
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, il faudra attendre 50 ans pour que ce film, véritable document historique, sorte en salles. Victime jusqu'en 1973 de la censure gouvernementale, le film n'est pas davantage diffusé par la suite, Jacques Panijel s'opposant à sa sortie tant qu'on lui refusera de lui adjoindre un préambule mettant en cause un "crime d'Etat". Il mourra le 10 septembre 2010, sans avoir la satisfaction d'assister à la sortie de son film. Ce n’est qu’en octobre 2011 que le film sera enfin distribué désormais précédé d'une préface qui éclaire la responsabilité de ce massacre programmé.
 
Gilles Manceron est historien chargé, en 1991, de la mission scolaire et universitaire à la Ligue de l’enseignement.  Rédacteur en chef de la revue "hommes et libertés", il a été vice-président de la Ligue des droits de l’homme jusqu’en juin 2011.
Spécialiste du colonialisme français, il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La Triple occultation d’un massacre, qui accompagne "Le 17 octobre des Algériens", de Marcel et Paulette Péju, ou encore "D’une rive à l’autre, la guerre d’Algérie, de la mémoire à l’histoire" (avec Hassan Remaoun, Syros, 1993) et enfin"Marianne et les colonies. Une introduction à l'histoire coloniale de la France".









 

 

 


Mise à jour : mardi 21 novembre 2017
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