Imprimer
Réduire la taille du texte
Aggrandir la taille du texte

Afropéennes
Spectacle d'après Léonora Miano
Théâtre le Sémaphore - La Part du Pauvre/Nana Triban
Port de Bouc, 8 novembre 2013

Depuis une dizaine d’année on assiste à l’émergence en France d’une classe moyenne afropéenne : des familles noires fréquentent les musées, les cinémas d’arts et d’essais, vont dans des restaurants gastronomiques, achètent « éthique », font des études scientifiques, lisent des livres… et fréquentent peu les théâtres.
 
Alors qu'Eva Doumbia préparait Moi et Mon cheveu, la directrice d'une scène nationale lui a dit  : « Ce n’est pas un peu communautaire ? Il ne faudrait pas ouvrir ton propos aux autres femmes pour que ce soit universel ? ». Dans son inconscient, « universel » s'entendait par « blanc », « européen », « chrétien ».
 
Les scènes de théâtre, réputées progressistes, n’échappent pas au racisme inconscient de notre pays : la peau noire ou brune est un élément dramaturgique ou exotiques (transportant des images de guerres civiles meurtrières ou de sensualité). Peu de spectacles mis en scène par des Afropéens qui racontent leur quotidien... On préférera des Africains « authentiques », mis en scène par des blancs, qui racontent des horreurs vécues pendant des guerres ou catastrophes lointaines. Le peu de spectacles qui  racontent le font avec les clichés « hip-hop » et banlieues.Les Afropéens  devons créer des mythes afropéens, visibles, permettant aux enfants de s’identifier. Raconter des histoires de femmes noires qui parce qu’elles sont humaines sont universelles. Des histoires qui, mises bout à bout, présentent le quotidien dans sa dimension historique. Racontent aussi et surtout la communauté noire française dans sa diversité

Le site du Théâtre le Sémaphore







 

 

 


Mise à jour : mardi 14 novembre 2017
| Mentions légales | Plan du site |> RSS 2.0